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Sujet : Dans ce premier épisode d'"Anita Bomba", l'héroïne apparaît comme une sorte de Calamity Jane à la puissance X, qui en connaîtrait un rayon en matière de robotique; ce qu'elle est réellement en 10 fois pire. Son sillage est peuplé, non pas de courtisans languissants, mais de gisants au coeur refroidi par quelque pétoire ou bombe par elle habilement manipulées. Du reste, c'est bien ça le problème de cette Attila des chambres fortes : elle ne trouve plus personne avec qui "travailler". Ses coups sont trop dangereux et le partage est un mot curieusement absent de son vocabulaire. Heureusement pour elle, Anita Bomba vit à une époque formidable : celle des nouvelles technologies élevées au rang d'Art majeur. Pourtant, si le fait de s'acoquiner avec un robot, en l'occurence Sig 14, résout en apparence son problème de main-d'oeuvre, il n'est pas la panacée. Mais voilà, qui aurait cru que les robots pouvaient être atteints d'un dédoublement de l'interface personnalité ? Schizophrène, quoi ! A ses quelques rares instants d'inaction, Anita rêve de tenir son journal, qu'elle écrit mentalement dans sa tête, jour après jour, histoire de donner à sa vie de bâton de chaise, une dimension cérébrale. Le lecteur sera donc sensible au choix du titre puissamment autobiographique de son premier album. (© Editions Casterman) |
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Copyright © Paul Denis Mise à jour : 03/07/2002. |